Mercredi 25 avril 2007
3
25
/04
/2007
04:45
Hola todos y todas! Assalomu alaykum pour les Ouzbeks qui lisent cet article (n'est ce pas Rafa)! On poursuit la tradition avec un bonjour dans une nouvelle langue à chaque fois...
Eh non! Pour une fois ce n'est pas Gonzo qui écrit mais Phil. Celui qu'on ne voit presque jamais sur les photos (parce qu'il faut bien que quelqu'un les prennent ces photos non?).
Bon alors Mat, Bat et Luis étaient au bout du monde, Eric était à Santiago avec la Morniche mais où était le ptit Belmonte?
Et bien, comme j'en avais assez d'être avec ces vilains 24h/24 et que j'ai prévu d'aller en Patagonie au printemps prochain (en novembre), j'ai décidé de partir tout seul dans la montagne, à San Martin de los Andes (bon c'est vrai c'est aussi en Patagonie mais très au nord). Objectifs: un séjour sportif (rafting, trekking, parapente, VTT).
Me voilà donc à San Martin après 21h de bus. Un peu crevé mais motivé par mon principal but : l'ascension du volcan Lanin (trekking de 2 à 3 jours pour atteindre les 3776m du sommet). Mais très vite, je déchante. Les agences que je vais voir m'annoncent que le dernier départ de la saison s'effectuait le matin même. En gros je suis arrivé un jour trop tard. Après quelques recherches, je trouve un guide privé qui m'annonce que la météo prévoit du mauvais temps et qu'un départ est envisageable le vendredi suivant (sous réserve d'amélioration du temps).
Bref, on est dimanche et j'en profite pour déguster un excellent bife de chorizo en terrasse au
soleil. Pendant que je suis là, tranquille au soleil, je vais vous parler de San Martin. Petite ville assez tranquille de 26 000 hab environ, bien calée au bord du lac Lacar, entre les montagnes. Très fréquentée et branchée pendant la saison de ski, la ville me paraît bien morte en basse saison. Un autre détail m'interpelle: la densité de voitures tunées au km². Impressionnant!!! Je pense que le garage de Pimp my Ride ne doit pas être loin... Fiat Uno! R12! Ford Fiesta! Peugeot 104! Toutes défilent en émettant une sorte de cumbia à plein tubes et toutes sont conduites par un jeune kéké avec des lunettes de soleil. Vas-y kéké!!!
Les jours suivants sont humides, très humides (photo ci-dessus). Et froids! 7° (20 de moins qu'à Buenos Aires)! Pas possible de faire du VTT, de la marche, ou du parapente par ce temps. Et pour le rafting? Et bien les rivières manquent d'eau!!! Génial.
Du coup, je fait la "ruta de los 7 lagos" qui serpente entre lacs et montagnes et qui est magnifique selon la rumeur. Seulement avec ce temps, tous les lacs se ressemblent et les montagnes... et bien on ne les voit presque pas. En plus de ça, on ne fait que rouler dans un minibus qui fait une pause de 5 min toutes les 1/2 heures pour que les touristes prennent de photos. Super!!! Ma voisine mitraille face à la vitre avec son flash pendant que le minibus roule en répétant - "Que maravilla!!! Que maravilla!!! - Oui, et tes photos vont être magnifiques aussi!!!"
Heureusement les sympatiques Argentins qui m'accompagnent me réconfortent avec leur maté. Petite parenthèse pour ceux qui ne connaissent pas: c'est une herbe (yerba maté, feuille de Ilex paraguayensis, proche du houx, selon le LP) plutôt amère que l'on boit dans un maté (petite calebasse) avec une sorte de paille qu'on appelle la bombilla. Donc les Argentins avec leur maté, et Pocho, le super chauffeur qui nous fait la même blague à chaque fois qu'il voit une vache: "Eh una vaca! Quieren sacar fotos???" (en gros à chaque qu'on voit des vaches, ils nous demandent si on veut les photographier) - "Ta gueule Pocho!!! C'était presque marrant la 1ère fois mais là ça devient vraiment relou". Puis Pocho nous fait finalement rire: "- oui vous savez, à San Martin, quand il fait 2° il pleut et quand il fait 0° il neige!!! - Merde alors, on est tombé sur un scientifique les mecs. T'étais pas dans la classe de Mac Lesggy? Un ptit avec des lunettes?"
Bon, je vais pas faire le difficile, au moins je ne suis pas resté dans l'auberge à ne rien faire.
Les jours suivants, repluie. Je fais donc quelques promenades sous l'eau. Et je me réchauffe avec de délicieux chocolats chauds (spécialité de la région).
Mais voyant que le temps ne s'arrange pas et que l'ascension ne sera pas possible le vendredi, je décide de rentrer le jeudi. Et dire que j'ai même pas croisé Florent Pagny!!! Quelle déception! (suite après quelques photos)
Lago Traful
Terminal de bus, 14h départ pour Buenos Aires, Bariloche, Mendoza... Oh et puis finalement, j'ai pas envie de dire que j'ai eu une mauvaise semaine. Pourquoi je ne prolongerai pas mon ptit voyage? Un boleto para Mendoza por favor. Et me voilà parti pour la région des vins. Ptit coup d'oeil dans mon Lonely Planet. Ok. 17h plus tard, j'arrive à Mendoza, je saute dans un bus direction San Juan, puis dans un autre direction San Augustin de Valle Fértil, ptite bourgade de 3000 habitants.
Ceux qui connaissent le coin savent où je me rends. Les parcs nationaux Ischigualasto ("endroit où se pose la lune" en Quechua) et Talampaya ("Rio seco del tala"), inscrits au patrimoine naturel de l'humanité et temples des archéologues et paléontologues, sont tout proches. On y a découvert les plus vieux ossements de dinosaures (eoraptor lunensis) jamais trouvés sur la planète et c'est aussi le seul endroit où l'on trouve la séquence complète de sédiments continentaux datant de la période triasique de l'ère mésozoïque. Pour plus de renseignement, j'anime une conférence avec mes amis Fred et Jamy au musée de Sciences Naturelles de San Juan lundi prochain à 15h. Bref, me voilà impressionné et surpris par ce que la nature est capable de faire. De véritables sculptures sont apparues grâce au phénomène d'érosion.
Belle visite sous le soleil et dans une chaleur, exceptionnelle en cette période (+ de 40°), qui compense le climat que j'ai subi dans le sud. Merci el Zonda. "- Mais Jamy, c'est quoi le Zonda? - Et bien mon ami, le Zonda est un vent provenant du Pacifique et rendu sec et chaud par effet de Föhn extrême qu'il acquiert en traversant les Andes. En gros, il traverse la cordillère où il laisse toutes les précipitations (pluie au Chili et neige dans la montagne) et apporte une vingtaine de degrés supplémentaires aux Argentins. Outre la chaleur, le vent peut causer des dégâts considérables : voitures rayées par le sable, toits arrachés..."
Visite terminée, je repars pour Mendoza. Au passage, j'ai oublié de vous parler de la route entre San Juan et San Augustin. Vous connaissez Space Mountain? Et bien c'est pareil et ça ne coûte que 20 pesos!!!
Ischigualasto :
"La cancha de bochas" (180 millions d'années) et "Le Sphynx" (sculptés par l'eau et le vent)
El "Submarino" La Valle de la luna
Talampaya :
pétrogliphes Canyon Talampaya
Encore le Canyon
La "Catedral"
Je passe donc une dernière journée à Mendoza, belle petite balade sur ses charmantes petites places à l'ombre des palmiers et sycomores. Dégustation d'une délicieuse pizza arrosée d'un bon viejo vasco au très réputé "De Rincon de La Boca" et que dire de la Copa Melba de chez Helados Ferruccio Soppelsa? No comment. Je vous invite à venir goûter!
Si j'ai le temps + tard je vous raconterai l'épisode de Luis (pas Ques), le Porteño qui pue des pieds.
Hasta luego. Et désolé mais apparemment l'expression "au revoir" n'existe pas en ouzbek.
Eh non! Pour une fois ce n'est pas Gonzo qui écrit mais Phil. Celui qu'on ne voit presque jamais sur les photos (parce qu'il faut bien que quelqu'un les prennent ces photos non?).
Bon alors Mat, Bat et Luis étaient au bout du monde, Eric était à Santiago avec la Morniche mais où était le ptit Belmonte?
Et bien, comme j'en avais assez d'être avec ces vilains 24h/24 et que j'ai prévu d'aller en Patagonie au printemps prochain (en novembre), j'ai décidé de partir tout seul dans la montagne, à San Martin de los Andes (bon c'est vrai c'est aussi en Patagonie mais très au nord). Objectifs: un séjour sportif (rafting, trekking, parapente, VTT).
Me voilà donc à San Martin après 21h de bus. Un peu crevé mais motivé par mon principal but : l'ascension du volcan Lanin (trekking de 2 à 3 jours pour atteindre les 3776m du sommet). Mais très vite, je déchante. Les agences que je vais voir m'annoncent que le dernier départ de la saison s'effectuait le matin même. En gros je suis arrivé un jour trop tard. Après quelques recherches, je trouve un guide privé qui m'annonce que la météo prévoit du mauvais temps et qu'un départ est envisageable le vendredi suivant (sous réserve d'amélioration du temps).
Bref, on est dimanche et j'en profite pour déguster un excellent bife de chorizo en terrasse au
soleil. Pendant que je suis là, tranquille au soleil, je vais vous parler de San Martin. Petite ville assez tranquille de 26 000 hab environ, bien calée au bord du lac Lacar, entre les montagnes. Très fréquentée et branchée pendant la saison de ski, la ville me paraît bien morte en basse saison. Un autre détail m'interpelle: la densité de voitures tunées au km². Impressionnant!!! Je pense que le garage de Pimp my Ride ne doit pas être loin... Fiat Uno! R12! Ford Fiesta! Peugeot 104! Toutes défilent en émettant une sorte de cumbia à plein tubes et toutes sont conduites par un jeune kéké avec des lunettes de soleil. Vas-y kéké!!! Les jours suivants sont humides, très humides (photo ci-dessus). Et froids! 7° (20 de moins qu'à Buenos Aires)! Pas possible de faire du VTT, de la marche, ou du parapente par ce temps. Et pour le rafting? Et bien les rivières manquent d'eau!!! Génial.
Du coup, je fait la "ruta de los 7 lagos" qui serpente entre lacs et montagnes et qui est magnifique selon la rumeur. Seulement avec ce temps, tous les lacs se ressemblent et les montagnes... et bien on ne les voit presque pas. En plus de ça, on ne fait que rouler dans un minibus qui fait une pause de 5 min toutes les 1/2 heures pour que les touristes prennent de photos. Super!!! Ma voisine mitraille face à la vitre avec son flash pendant que le minibus roule en répétant - "Que maravilla!!! Que maravilla!!! - Oui, et tes photos vont être magnifiques aussi!!!" Heureusement les sympatiques Argentins qui m'accompagnent me réconfortent avec leur maté. Petite parenthèse pour ceux qui ne connaissent pas: c'est une herbe (yerba maté, feuille de Ilex paraguayensis, proche du houx, selon le LP) plutôt amère que l'on boit dans un maté (petite calebasse) avec une sorte de paille qu'on appelle la bombilla. Donc les Argentins avec leur maté, et Pocho, le super chauffeur qui nous fait la même blague à chaque fois qu'il voit une vache: "Eh una vaca! Quieren sacar fotos???" (en gros à chaque qu'on voit des vaches, ils nous demandent si on veut les photographier) - "Ta gueule Pocho!!! C'était presque marrant la 1ère fois mais là ça devient vraiment relou". Puis Pocho nous fait finalement rire: "- oui vous savez, à San Martin, quand il fait 2° il pleut et quand il fait 0° il neige!!! - Merde alors, on est tombé sur un scientifique les mecs. T'étais pas dans la classe de Mac Lesggy? Un ptit avec des lunettes?"
Bon, je vais pas faire le difficile, au moins je ne suis pas resté dans l'auberge à ne rien faire.
Les jours suivants, repluie. Je fais donc quelques promenades sous l'eau. Et je me réchauffe avec de délicieux chocolats chauds (spécialité de la région).
Mais voyant que le temps ne s'arrange pas et que l'ascension ne sera pas possible le vendredi, je décide de rentrer le jeudi. Et dire que j'ai même pas croisé Florent Pagny!!! Quelle déception! (suite après quelques photos)
Lago Traful
Village Mapuche El lago Lacar
Terminal de bus, 14h départ pour Buenos Aires, Bariloche, Mendoza... Oh et puis finalement, j'ai pas envie de dire que j'ai eu une mauvaise semaine. Pourquoi je ne prolongerai pas mon ptit voyage? Un boleto para Mendoza por favor. Et me voilà parti pour la région des vins. Ptit coup d'oeil dans mon Lonely Planet. Ok. 17h plus tard, j'arrive à Mendoza, je saute dans un bus direction San Juan, puis dans un autre direction San Augustin de Valle Fértil, ptite bourgade de 3000 habitants.
Ceux qui connaissent le coin savent où je me rends. Les parcs nationaux Ischigualasto ("endroit où se pose la lune" en Quechua) et Talampaya ("Rio seco del tala"), inscrits au patrimoine naturel de l'humanité et temples des archéologues et paléontologues, sont tout proches. On y a découvert les plus vieux ossements de dinosaures (eoraptor lunensis) jamais trouvés sur la planète et c'est aussi le seul endroit où l'on trouve la séquence complète de sédiments continentaux datant de la période triasique de l'ère mésozoïque. Pour plus de renseignement, j'anime une conférence avec mes amis Fred et Jamy au musée de Sciences Naturelles de San Juan lundi prochain à 15h. Bref, me voilà impressionné et surpris par ce que la nature est capable de faire. De véritables sculptures sont apparues grâce au phénomène d'érosion.Belle visite sous le soleil et dans une chaleur, exceptionnelle en cette période (+ de 40°), qui compense le climat que j'ai subi dans le sud. Merci el Zonda. "- Mais Jamy, c'est quoi le Zonda? - Et bien mon ami, le Zonda est un vent provenant du Pacifique et rendu sec et chaud par effet de Föhn extrême qu'il acquiert en traversant les Andes. En gros, il traverse la cordillère où il laisse toutes les précipitations (pluie au Chili et neige dans la montagne) et apporte une vingtaine de degrés supplémentaires aux Argentins. Outre la chaleur, le vent peut causer des dégâts considérables : voitures rayées par le sable, toits arrachés..."
Visite terminée, je repars pour Mendoza. Au passage, j'ai oublié de vous parler de la route entre San Juan et San Augustin. Vous connaissez Space Mountain? Et bien c'est pareil et ça ne coûte que 20 pesos!!!
Ischigualasto :
"La cancha de bochas" (180 millions d'années) et "Le Sphynx" (sculptés par l'eau et le vent)
El "Submarino" La Valle de la luna
Talampaya :
pétrogliphes Canyon Talampaya
Encore le Canyon
La "Catedral"
Je passe donc une dernière journée à Mendoza, belle petite balade sur ses charmantes petites places à l'ombre des palmiers et sycomores. Dégustation d'une délicieuse pizza arrosée d'un bon viejo vasco au très réputé "De Rincon de La Boca" et que dire de la Copa Melba de chez Helados Ferruccio Soppelsa? No comment. Je vous invite à venir goûter!
Plaza San Martin (Mendoza) pour les gourmand(e)s
Si j'ai le temps + tard je vous raconterai l'épisode de Luis (pas Ques), le Porteño qui pue des pieds.
Hasta luego. Et désolé mais apparemment l'expression "au revoir" n'existe pas en ouzbek.
Par Philou
-
Publié dans : buenosaires
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander





Commentaires